Crash de Roswell 1947 - les Documents concernant les témoins:
Définition de affidavit:
Un affidavit est un écrit dans lequel on déclare solennellement devant une personne autorisée par la loi, comme un commissaire à l'assermentation, que les faits qui y sont énoncés sont vrais. Le terme affidavit vient du latin "il a déclaré sous serment" et est le plus souvent utilisé en droit américain. En France, on parlerait plutôt d'une "déclaration sous serment". Grosse sanction s'il est avéré que l'on a menti.
Témoignages des militaires ou civils impliqués dans cette affaire:
Walter Haut
(Walter HAUT, Lt. Walter HAUT, Walter G. HAUT, Lt. Walter G. HAUT).
Haut naît le 2 juin 1922 à Chicago.
Roswell
En 1947, lieutenant, Haut est attaché au Service de Relations Publiques de la base de Roswell.
Le matin du 8 juillet, le commandant de la base, William Blanchard, appelle Haut et lui demande de publier un communiqué de presse indiquant que l'épave d'un disque écrasé a été découvert sur un ranch des environs 3 semaines auparavant par un nommé W. W. Brazel et qu'on l'a fait venir pour examen à des "autorités de plus haut niveau". Lorsque Haut demande s'il peut voir l'objet, Blanchard lui répond que c'est impossible. Haut rédige malgré tout le communiqué comme ordonné, presque sous la dictée de Blanchard. Le communiqué est transmis par télégramme, et fait la Une de plus de 30 journaux américains l'après-midi.
Pendant que le major Marcel est parti à Fort Worth avec les débris, Haut assure la permance et répond aux nombreux coups de fils qui ne cessent d'arriver jusqu'au soir, des Etats-Unis et d'ailleurs (un vient même de Hong Kong). Lorsque Blanchard réalise l'effet du communiqué, il demande à Haut : S'il y a un moyen de les faire taire à ce sujet, alors allez-y et faites-le. Quelques heures plus tard, le communiqué est retiré, et toute couverture supplémentaire par la presse est restreinte.
En avril 1948, Haut démissionne. Il est promu capitaine juste avant de quitter son poste.
AFFIDAVITS:
(1) Mon nom est Walter Haut.
(2) Mon adresse est: [Confidentiel]
(3) Je suis à la retraite.
(4) En Juillet 1947, j'étais posté à la base aérienne de l'armée de Roswell, servant d'officier de l'Information du Public de la base. Approximativement à 09:30 du matin le 8 Juillet, j'ai reçu un appel du Colonel William Blanchard, commandant de la base, qui a dit qu'il a eu en sa possession une soucoupe en vol ou des pièces de celle-ci. Il a dit que cela est provenu d'un ranch au nord-ouest de Roswell, et que l'officier du renseignement de la base, le Major Jesse Marcel, allait accompagner en avion le matériel vers Fort Worth.
(5) Le Colonel Blanchard m'a dit d'écrire une dépêche de nouvelles au sujet de l'opération et pour de la fournir à la fois aux journaux et au deux stations de radio de Roswell. Il a estimé qu'il voulait que les médias locaux fussent les premiers à avoir l'histoire. Je suis allé d'abord à KGFL, puis à KSWS, puis au "Daily Record" et finalement au "Morning Dispatch."
(6) Le jour suivant, j'ai lu dans le journal que le Général Roger Ramey à Fort Worth a dit que l'objet était un ballon météo.
(7) Je pense que le Colonel Blanchard a vu le matériel, parce qu'il a semblé positif au sujet de ce qu'était le matériel. Il n'y a aucune chance qu'il puisse l'avoir confondu avec un ballon météo. Il n'y avait pas non plusla moindre chance de le Major Marcel se soit trompé.
(8) En 1980, Jesse Marcel m'a indiqué que le matériel photographié dans le bureau du Général Ramey n'était pas le matériel qu'il avait récupéré.
(9) Je suis convaincu que le matériel récupéré était une certain sorte d'engin spatial.
(10) Je n'ai pas été payé ni n'ai reçu quoi que ce soit de valeur pour faire cette déclaration, qui est la vérité au mieux de mes souvenirs.
[signature] Walter G. Haut
Témoin de la signature: 5-14-93 Max Littell. [signature]
NOUVELLES:
18 décembre, 2005
Le Lieutenant Walter Haut, le porte-parole qui avait annoncé l'épave d'une soucoupe volante à Roswell, est décédé à 83 ans
Par l'Associated Press
ALBUQUERQUE - L'homme rendu célèbre pour avoir publié un bulletin d'information qui disait qu'une soucoupe volante a atterrir à Roswell est mort.
Le Lieutenant Walter Haut, un ancien porte-parole de l'armée pour la base aérienne de l'armée de Roswell, est déCédé jeudi à Roswell, a dit sa fille, Julie Shuster. Il avait 83 ans.
Haut écoutait attentivement le 8 juillet 1947 tandis que le commandant de la base, le colonel William Blanchard, a dicté un communiqué d'information au sujet d'une soucoupe volante récupérée et a demandé à Haut de le diffuser.
Le journal Roswell Daily REcord avait publié un gros titre le 9 juillet 1947: "RAAF capture une soucoupe volante sur un ranch dans la région de Roswell."
Le même jour, un rapport était émis disant que c'était seulement un ballon météo.
"J'imagine qu'ils ont changé d'avis," a dit Haut à l'Associated Press en 1997.
Haut a indiqué qu'on ne lui a jamais dit exactement dit où le disque volant rapporté dans son communiqué a été trouvé, et lui même n'a jamais vu un OVNI.
Mais il est resté un convaincu.
"Il a du y avoir quelque chose dans les cieux à ce moment-là," a-t-il dit. "Il y a tout simplement trop d'évidences."
Haut et deux autres hommes ont fondé le musée international des OVNIS en 1991, qu'il a présidé jusqu'en 1996. Plus de 2,5 millions de personnes ont visité le musée depuis son ouverture en 1992, dit Shuster.
Shuster a indiqué que ce n'était qu'à la fin des années 1980 qu'elle et sa soeur ont appris l'incident de soucoupe volante, pas par leur père mais par un livre.
"Ce n'était pas un sujet de conversation de dîner pour les gens impliqués," a-t-elle dit.
Haut, né le 3 juin 1922 à Chicago, laisse ses deux filles, Shuster et Marabeth Fields de Roswell, trois petits-enfamts et quatre arrière-petits-enfants.
Une cérémonie est programmée lundi à Roswell au LaGrone Funeral Home. Les services funèbres sont à 11 heures du matin Mardi à l'Eglise Méthodiste Unie de la Trinité.
Source: Free New Mexican, de Santa Fe, Nouveau Mexique, USA.
La nouvelle par Associated PRess ci-dessus est également apparue avec un contenu similairedans le journal Mainichi Daily News, Japon; sur The New Mexico Channel.com, Nouveau Mexique; KOB-TV, Nouveau Mexique; CNN International; The Indianapolis Star, USA; The Ottawa Sun, Canada, et d'autres.
Un journal australien The Advertiser, d'Adélaïde, a trouvé approprié de titrer "UFO hoax man dies", soit "L'auteur du canular OVNI décède."
http://www.ufologie.net/rw/w/walterhautf.htm
Major Jesse Marcel
(Jesse MARCEL, Major Jesse MARCEL, Jesse A. MARCEL).
Numéro de sécurité sociale 494-05-8807
Né le 27 Juin 1907
USAF, Major
INTERVIEWS ET DECLARATIONS PUBLIQUES:
Transcription de l'interview par Bob Pratt:
Introduction (Patrick Gross):
Voici la transcription réalisée à l'époque par Bob Pratt de son interview de Jesse Marcel en 1978, telle qu'il me l'a fait parvenir le 31 Août 2003. Dans ma traduction, les parties (entre parenthèses) sont des notes de Bob Pratt et les parties [entre crochets] sont de moi, destinées à éclairer des points intraduisibles autrement ou a donner quelque indication de contexte. Bob Pratt m'indique également qu'il a confié la bande magnétique de l'interview à sa rédaction, comme d'usage, et que celle-ci a sans aucun doute été réutilisée; il ajoute que, bien entendu, s'il avait pu prévoir l'importance que cette interview allait prendre dans le futur, il en aurait effectué une copie.
Cette transcription a été reprise par l'auteur Kark Pflock en annexe dans son ouvrage "Roswell, inconvenient facts and the will to believe" ("Roswell, faits dérangeants et le désir de croire"), Prometheus Books, Juillet 2001, ISBN: 1573928941. Bob Pratt me signale que Karl Pflock a quelque peu nettoyé l'interview, mais il ne se souvient pas exactement des détails de ce qu'il a fait.
Cette interview a été un élément de base pour l'article bien connu de Bob Pratt dans le National Enquirer en 1979. Bob Pratt a eu un intérêt de plus en plus grand pour le sujet des OVNIS, particulièrement sous forme d'enquêtes de terrain au Brésil. Un grand nombre de ses articles et des informations sur cet auteur se trouvent sur son site Internet bobpratt.org; il a été honoré en Mai 2003 ("Ufólogo Brasileiro Honorário") par un large panel des ufologues Brésiliens pour son travail de recherche dans ce pays.
Transcription d'une interview enregistrée de Jesse Marcel Sr., à son domicile à [Confidentiel, PG], Louisiane, le matin du 8 Décembre 1979.
Pratt: Parlez-moi de votre carrière.
Marcel: (Je) suis entré dans l'US Army Air Force en Avril 1942, étais un aide du Général Hap Arnold. Entré en tant que deuxième lieutenant. Il (Arnold?) décidé que je devrais aller à l'école du renseignement, (où il y avait) des examens longs et compliqués. (Je suis allé à) Ecole du Renseignement Aérien, Harrisburg, Pennsylvanie, sous le c.o. (le commandement de) Egmont Koenig. Etais à l'école – d'abord le renseignement de combat et [ensuite] j'ai continué dans le renseignement photographique, puisque j'avais effectué beaucoup de travail de cartographie et d'interprétation de photographies aériennes. J'ai eu l'utilité à la fois du renseignement de combat et du renseignement photographique dans mon travail. Il (Koenig) a choisi de me garder là comme instructeur, un an, trois mois. J'ai d'aller en service outre-mer, au combat. Ai été envoyé dans le Pacifique Sud, Nouvelle-Guinée, assigné comme officier du renseignement de l'escadron. J'avais l'expérience du vol avant d'entrer dans le service – commencé à voler en 1928 donc être en l'air n'était pas étranger pour moi. Fait de nombreux vols, des vol de combat, en B-24. D'officier du renseignement d'escadron, suis passé à officier de renseignement de groupe jusqu'à ce que j'ai été envoyé de nouveau aux States juste avant que la Bombe A ait été lâchée sur le Japon. Eté envoyé de nouveau au cours de navigation au radar du terrain de Langley. J'y étais quand la bombe a été lâchée et que la guerre a pris fin... réassigné à nouveau à la Huitième Armée de l'Air.
Pratt: Les Quartiers Généraux étaient à Colorado Springs –
Marcel: Me suis présenté là pour le service mais le jour suivant j'ai été transféré à Roswell, Nouveau Mexique, qui est devenu la Base Aérienne de Walker. Juste après la fin de la guerre, 509e escadre de bombardement. J'étais officier du renseignement pour l'escadre de bombardement.
Pratt: What was your rank?
Marcel: Major. Resté là jusqu'à Octobre 1947. Le 509e était la seule escadre avec la bombe A au monde. Le premier programme auquel j'ai été affecté était un essai atomique sur les îles Bikini en 1948. Suis revenu à Roswell jusqu'à la dernière partie de 1947, quand j'ai été envoyé à Washington. Ai été en service pour huit ans et demi et j'ai aussi été dans la Garde Nationale de la Louisiane et la Garde du Texas aussi. C'était devenu très difficile pour moi de quitter service, mais j'ai ressenti que j'avais des devoirs envers ma famille. J'ai été affecté au Special Weapons Program [Programme des Armes Spéciales], rassemblant des échantillons d'air dans le monde entier et (les faisant analyser) analyse. En fait, quand nous avons finalement détecté il y avait eu une explosion nucléaire, j'ai dû écrire un rapport là-dessus. En fait, j'ai écrit le rapport même que le Président Truman a lu à la radio déclarant que la Russie avait fait éclater un engin atomique. C'était après que j'eus quitté le 509e. Je suis sorti en 1950, la dernière partie de 1950.
Pratt: What was your rank then?
Marcel: Après que ce truc de soucoupe en volant soit survenu en 1947, j'ai eu une promotion après que je sois retourné à Washington et je ne le savais même pas. J'ai été promu Lieutenant Colonel en Décembre 1947.
Pratt: Quand avez-vous appris que vous aviez été promu?
Marcel: Après que j'ai quitté le service... Il m'ont tellement occupé que je n'ai même jamais regardé mes dossiers personnels. J'ai été libéré du service actif en tant lieutenant colonel.
Pratt: Est-ce que les vols que vous avez fait avant la guerre étaient une part de votre travail?
Marcel: Pilote privé.
Pratt: Quel travail faisiez-vous avant la guerre?
Marcel: J'étais cartographe, je faisais des cartes. Travaillé pour US Engineers et la Shell Oil Company. Je travaillais pour la Shell Oil Company en tant que photographe quand la guerre a commencé. Toute mes cartes faites pour US Engineers et la Shell Oil Company étaient dérivées des photographies aériennes. Pas de diplômes à ce moment. En ai obtenu un plus tard, six écoles différentes. Je parle français et anglais et comprends plusieurs autres langues mais ne les parle pas. Après guerre, j'ai travaillé dans l'électronique, réparant des radios et TVs, puisque j'avais été un opérateur radio toutes ces années. Maintenant retraité, (avec mon épouse). Mon fils est médecin à Helena, Montana. Il est également un sismologue.
Pratt: When did you find the debris in Nouveau Mexique?
Marcel: Je ne me rappelle pas la date exacte. C'était en Juillet 1947. Comment tout a commencé, j'étais dans mon bureau. Je suis allé su Mess des Officiers pour le déjeuner et m'asseyais pour déjeuner quand j'ai reçu un appel du shérif de Roswell et il voulait me parler. Il a dit "il y a un homme ici, un propriétaire d'un ranch qui est venu à la ville pour vendre sa laine, il venait de tondre ses moutons et il m'a dit quelque chose d'étrange et vous devez en être informé. Et j'ai dit, "d'accord, je suis toute ouïe." Il a dit, "le nom de cet homme est Brazel. Il a dit qu'il a trouvé quelque chose sur son ranch qui s'est écrasé soit le jour d'avant soit quelques jours avant, et il ne sait pas ce que c'est. Il (le shérif) a dit, "cela pourrait votre affaire d'étudier ceci puisque je sais que vous êtes l'officier du renseignement de la base." Donc j'ai dit "d'accord." Donc j'ai dit "où puis-je le rencontrer?" Il a dit "et bien, il va partir d'ici vers les 15:30 ou 16:00, mais il est dans mon bureau maintenant, si vous voulez lui venir et lui parler maintenant. Il vous attendra ici" et il y était, et il m'en a parlé. Et bien, il m'a intéressé donc je suis retourné – J'ai dit (à Brazel), "Vous allez attendre ici." J'ai dit, "je dois retourner à la base." Donc j'ai parlé à mon CO (Commanding Officer, l'officier au commandes, le colonel William H. Blanchard du 509e groupe de bombardement) à ce sujet (quel était son conseil). Il a dit mon conseil est que vous devriez monter [y aller] en voiture." Il a dit, "quelle quantité de ce truc y a-t-il là dehors?" J'ai dit, "et bien, de ce que dit cette homme, plutôt pas mal." Il a dit, "Bon, vous avez trois agents du CIC travaillant pour vous."
Pratt: CIC?
Marcel: C'est agent du Counter Intelligence (Corps) - [CIC: Counter Intelligence Corps, Corps de Contre Espionnage] Voyez-vous, mon travail principal là était de vérifier le personnel de la Commission à l'Energie Atomique qui devaient être postés à cette base, le personnel militaire. J'avais cinq officiers et environ vingt dactylos enrôlés travaillant pour moi, avec un bureau en pleine bourre tout le temps. Avec (en plus) ces trois agents du CIC. Ils faisaient les enquêtes. Toutes les fois que nous avons dû évaluer quelqu'un, je leur donnais ce travail et ils rendaient leurs rapports à mon bureau et nous tapions les rapports. Pour en revenir à cela. Donc j'ai parlé au colonel Blanchard et il a dit prenez ce dont vous avez besoin avec vous mais allez-y. Ainsi j'ai pris un de mes agents appelé Cavitt (capitaine Sheridan W. Cavitt), que, par ailleurs, nous n'avons jamais réussi à retrouver puisque je ne sais pas son prénom. Je n'ai gardé aucun écrit sur les agents du CIC, ils [ces papiers ] ne m'appartenaient pas. Donc – mais j'avais trois agents. Ainsi je l'ai emmené (Cavitt). Il a conduit une jeep utilitaire. J'ai conduit ma voiture de fonction, et nous avons roulé à travers la contrée derrière ce petit camion que ce propriétaire de ranch (Brazel) avait. Il ne suivait pas les routes en sortant? C'était un ranch de quatre-vingts miles carré, comme il me l'a dit. C'était grand. Donc nous sommes arrivés chez lui au crépuscule. Il était trop tard pour faire quoi que ce soit, donc nous avons passé la nuit là dans ce cabanon à lui. Et le matin suivant nous nous sommes levés et nous y sommes allés. Il nous a emmené à cet endroit, et nous avons commencé à ramasser des fragments, que je trouvais étranges. Je n'avais jamais vu quoi que ce soit de pareil. Je ne savais pas ce que nous ramassions. Je ne le sais toujours pas. En date de ce jour, je ne sais toujours pas ce que c'était. Et j'en ai rapporté autant que je le pouvais à la base et – et bien, quelque jeune GI ingénieux a pensé qu'il allait essayer de monter quelques morceaux et de voir s'il pourrait assembler quelque chose. Je ne pense pas qu'il a jamais pu faire coïncider deux morceaux. C'était tellement éparpillé au-dessus d'un large secteur, je dirais peut-être trois quarts d'un mile de long et quelques cent pieds de large. Donc nous avons chargé et nous sommes revenus à la base. En attendant nous avons eu un officier des relations publiques zélé, il avait appris cela, il appelle l'AP (Associated Press) à ce sujet. C'est là que ça a vraiment pété les plombs. Je n'hésite pas à le dire comme ça. J'ai probablement reçu des appels téléphoniques de partout. Des journalistes d'information essayaient d'entrer pour me parler, mais je n'avais rien pour eux je ne pouvais pas je ne pouvais pas leur dire quelque chose. Je n'avais rien à dire. Ils ont voulu voir les trucs, que je ne pouvais pas leur montrer. Ainsi mon CO (Blanchard), tôt le matin suivant, m'a envoyé à Carswell (la base aérienne, qui en Juillet 1947 était toujours [appelée] Fort Worth Army Air Field) pour s'y arrêter et parler au (général de brigade) général (Roger M.) Ramey (commandant de la Huitième Armée de l'Air. (J'ai pris) toute les trucs dans un B-29. Mon CO m'a indiqué d'y aller et de les convoyer en avion au terrain de Wright-Patterson en Ohio, mais quand je suis arrivé à Carswell, le Général Ramey n'était pas là, mais ils avaient beaucoup de journalistes de nouvelles avec un tas de micros, qui ont voulu me parler, mais je ne pouvais rien dire. Je ne pourrais dire rien jusqu'à ce que j'aie parlé au général. Je devais suivre ses ordres. Et il (le Général Ramey) a dit (Marcel rit sous cape), "bon, ne dites tout simplement rien. Donc j'ai dit "mon général, le colonel Blanchard m'a dit d'amener ces trucs à Wright-Patterson." Et il a dit, "vous le laissez juste ici. Nous en prendrons soin ici." Et c'était la fin de cela – c'est là que s'arrête mon implication là dedans. Je ne sais toujours pas ce que j'ai ramassé.
Pratt: Est-ce qu'ils ont gardé le B-29?
Marcel: Non, non. Il (le matériel) a été transféré vers un avion de transport. Le général m'a dit, "vous retournez à Roswell, on a besoin de vous là bas." Il a dit, "vous avez un travail important là bas, ce que vous faites est important. Ceci, cela ne sera rien – "
Pratt: Quel était nom du rancher?
Marcel: Brazel, je ne connais pas son prénom.
Pratt: Où se trouve le ranch par rapport à Roswell?
Marcel: Au nord des zones de test et je dirai à soixante miles au nord-ouest de Roswell.
Pratt: Quel était le nom du shérif?
Marcel: Là, je ne m'en rappelle pas (c'était George Wilcox). Il était shérif du comté où se trouvait Roswell (Chaves).
Pratt: Quel sorte de ranch était-ce?
Marcel: Du bétail et des moutons.
Pratt: Le lendemain matin il vous à conduit chez lui?
Marcel: Oui. En fait il a sellé deux chevaux. Je ne suis jamais monté à cheval dans ma vie, et j'ai dit "vous deux vous prenez les chevaux." Cavitt était un sacré – il était du Texas occidental. Il était comme chez lui sur un cheval. Donc ils y sont allés. Nous sommes montés là, et nous avons chargé tous ces trucs dans la jeep utilitaire et nous avons terminé assez tard. Mais je n'étais pas satisfait. Je suis revenu et j'ai dit à Cavitt, "vous ramenez ce véhicule à la base, et je vais retourner là bas et en ramasser autant que je pouvais en mettre dans ma voiture."
Pratt: Comment était le terrain?
Marcel: Très plat. C'est tout très aride. Vous aviez du chardon. C'était adéquat pour un ranch de moutons comme pâturage. Je n'ai pas prêté trop d'attention à cela parce que mon intérêt allait vers autre chose.
Pratt: Quand vous êtes allé là-bas, qu'est que vous avez vu en fait, des morceaux de métal, ou quoi?
Marcel: J'ai vu – et bien avons trouvé du métal, de petits morceaux de métal, mais essentiellement nous avons trouvé quelques matériaux difficiles à décrire. Je n'avais jamais vu quoi que ce soit de pareil, et je ne sais toujours pas ce que c'était. Nous l'avons ramassé, en tout cas. Une chose, une chose ...
Pratt: Est-ce que c'était quelque chose de fabriqué [de non naturel]?
Marcel: Ah, oui sans aucun doute. Mais une chose que je me rappelle, je rappelle cela très distinctement. J'ai voulu faire brûler un bout de cette chose, mais tous j'ai pu – ce que j'avais été un briquet, puisque je suis un gros fumeur de toute façon. J'ai allumé le briquet sous un bout de ces trucs, et il n'a pas brûlé.
Pratt: Y avait-il des inscriptions?
Marcel: Oui, il y en avait. Quelque chose d'indéchiffrable. Personnellement je n'avais jamais vu quoi que ce soit de pareil. Euh, moi je les appelle des hiéroglyphes. Je ne sais pas s'ils ont été jamais déchiffrés ou pas.
Pratt: Il y avait des inscriptions, cependant?
Marcel: Oui. Des petites tiges, de mince tiges, des tiges solides qu'on ne pouvait pas plier ou casser, mais cela ne ressemblait pas à du métal. Cela ressemblait plutôt à du bois.
Pratt: De quelle taille?
Marcel: Ils avaient des tailles variables. Ils étaient, comme je puis me le rappeler, peut-être de trois huitièmes de pouce à un quart de pouce de largeur et à peu près de toutes sortes de longueurs. Aucun d'eux n'était très long.
Pratt: Quelle était la longueur des plus grands?
Marcel: Je dirais environs trois pieds (de long).
Pratt: Quel poids?
Marcel: Vous ne pourriez pas même vous dire que vous aviez quelque chose dans vos mains - juste comme si vous teniez du bois de balsa.
Pratt: La pièce de trois ou quatre pieds de long – était-elle large ou comment?
Marcel: Oh non. C'était une tige pleine, des tiges rectangulaires, juste comme si vous aviez une latte (ici Marcel a fait un croquis – Pratt). Des longueurs diverses, et sur le long de certains d'eux il y avait de petites inscriptions, des inscriptions en deux couleurs si je me rappelle bien – comme une écriture chinoise. Rien dont vous pourriez trouver le sens de ce que cela dirait.
Pratt: Est-ce que tout était dans cette forme, long et mince?
Marcel: Toutes les tiges solides étaient comme cela. Il y avait l'autre matériel là qui ressemblait énormément à du parchemin qui, lui aussi, ne brûlait pas. Evidemment, je – je ne conjecture pas – j'étais familiarisé avec vraiment toutes les méthodes des dispositifs d'observation météos employés par les militaires, et je ne pouvais identifier aucun de ces trucs comme étant des appareils d'observation météo.
Pratt: Vous aviez volé depuis 1928, vingt ans quand ceci s'est produit. Est-ce que c'était quelque partie d'un avion que vous identifiez?
Marcel: Non, ce ne pouvait pas avoir fait partie d'un avion.
Pratt: Ni une partie d'un ballon de temps ou de ballon expérimental?
Marcel: Je ne vois pas comment cela pourrait l'être, non. D'abord si c'avait été un ballon, ces les pièces que nous avons ramassées, elle n'auraient pas été poreuses. C'était poreux.
Pratt: Des bouts déchiquetés ou des extrémités cassées ou analogues?
Marcel: Non. Dans la mesure où je puis me rappeler, ils étaient intacts. Voyez-vous, j'ai eu tellement peu de temps à passer là dessus – j'avais d'autres fonctions à exécuter. J'ai rapporté les trucs. Mon CO les a vu, mon personnel les a vu et alors le jour suivant mon CO m'a dit de les amener à Wright-Patterson.
Pratt: Pourquoi là-bas?
Marcel: Pour analyse. Ils ont voulu voir ce que c'était.
Pratt: Quelle était l'agence à Wright-Pat?
Marcel: Les laboratoires d'analyse de l'Air Force. Je crois.
Pratt: Combien de pièces y avait-il?
Marcel: Ca pourrait avoir été des centaines. Je ne me rappelle pas. J'ai manipulé tous ces trucs il y a tellement longtemps. J'avais quasiment écarté toute la chose de mon esprit.
Pratt: Quand vous êtes sortis là ce matin là, aviez-vous pu voir ces choses dispersées sur une vraiment grande distance?
Marcel: Seigneur, oui, à peu près aussi loin que portait le regard – trois quarts d'un mile de long et deux cents à trois cents pieds de large. Je vous dis ce que j'ai conjecturé. Une chose que j'ai remarqué – rien n'a en fait frappé le sol, rebondi sur le sol. C'était quelque chose qui doit avoir explosé au-dessus de la terre et est tombé. Et j'ai appris plus tard que plus vers l'ouest vers Carrizozo, ils ont trouvé quelque chose comme cela, aussi. Dont je ne sais rien. C'était la même période de temps, soixante à quatre-vingts miles à l'Ouest de là.
Pratt: Des ranchers ont découvert quelque chose de similaire là bas?
Marcel: Je pense que cela été découvert par un certain géomètre là bas. (Marcel se réfère probablement à l'histoire de Barney Barnett, dont les interviewers précédents lui ont parlé.)
Pratt: Est-ce que vous avez ramassé toutes les pièces?
Marcel: Je n'ai pas couvert le terrain entier. Nous en avons pris autant que nous pouvions porter et une partie a été laissée là.
Pratt: Etait-ce groupé ou rassemblé, ou était-ce dispersé?
Marcel: Complètement dispersé partout - tout comme si vous faisiez exploser quelque chose au-dessus de la terre et que cela tomerait simplement sur le sol. Une chose qui m'a impressionnée est qu'il était évident que vous pouviez tout bonnement déterminer de quelle direction il est venu et dans quelle direction il se dirigeait. Il voyageait du nord-est au sud-ouest. C'était arrangé ainsi. Vous pouviez dire où cela a commencé et où cela a fini par la façon dont cela s'était amoindri [moins de débris vers la fin de la zone]. Bien que je n'aie pas couvert la zone entière où ces trucs étaient, je pouvais dire qu'elle était plus fournie là où nous avons commencé à regarder d'abord, et que cela se diluait au fur et à mesure que nous allions vers le sud-ouest.
Pratt: Quelle était la longueur des morceaux les plus courts?
Marcel: Quatre ou cinq pouces. C'était comme quelque chose d'une surface plus grande qui avait été ensemble.
Pratt: Y avait il des cassures nettes ou des cassures visibles?
Marcel: Je ne m'en rappelle pas. Rien n'a semblé déchiré. C'était assez difficile à assimiler dans votre propre esprit, ce que c'était au juste, parce que je n'étais pas avec ça longtemps. C'est comme si vous manipulez une patate brûlante, vous voulez vous en débarrasser.
Pratt: Est-ce que le rancher avait été dans ce secteur récemment avant de trouver ceci?
Marcel: Je me rappelle vaguement qu'il m'a dit qu'il avait entendu une explosion la nuit et qu'au jour suivant il est sorti là dans cette direction [d'où le bruit était venu] et il a vu ces choses.
Pratt: Naturellement, nous n'avoons pas de satellites artificiels en 1947 –
Marcel: Non.
Pratt: Nous avions des missiles, cependant, n'est-ce pas?
Marcel: Oh, oui.
Pratt: Ce n'était évidemment aucunement une fusée?
Marcel: Ah, non. Non, non. J'ai vu des fusées. J'ai vu des fusées tirées à la zone d'essai de White Sands. Ce n'était absolument pas une partie d'un avion, ni un missile ou une fusée.
Pratt: Etrange, n'est-ce pas?
Glenn Dennis (1925)
Peu après sont retour au Nouveau Mexique et à son travail à Ballard, Dennis se marie et installe le ménage dans une petite maison derrière le salon funèbre. Là, on le charge du travail contracté avec les militaires — service ambulancier et mortuaire pour le Terrain Aérien de l'Armée de Roswell d'à côté. Dennis arrange sa vie de "directeur funèbre du pays".
Roswell (1947) Lors de l'été 1947, les militaires lui demandent des conseils sur la manière d'opérer avec des corps très petits, et le tiennent vigoureusement à l'écart de l'hôpital lors de sa visite suivante [Dennis].
Il rencontre une infirmière à la base qui lui parle de corps qui sentaient très mauvais, aperçus alors qu'ils étaient autopsiés par 2 médecins. Selon cette dernière, la peau des corps en question était de couleur gris-brun, ils possédaient de grosses têtes sans cheveux avec des fentes à la place du nez, de la bouche et des oreilles, et 4 doigts fins sans pouce. Après avoir rencontré Dennis à diverses reprises, l'infirmière disparaît subitement, ayant apparemment décidé d'aller vivre en Angleterre [Dennis].
Quand Dennis tenta de reprendre contact avec elle, son courrier lui fut retourné avec la mention "décédée". Dennis pense que des cadavres extraterrestres avaient été retrouvés sur le lieu de l'accident.
Révélations (1991)
Le 5 Août 1989 Dennis rencontre Stanton Friedman, auquel il parle pour la 1ère fois de l'activité étrange qu'il avait constatée à l'hopital de la base militaire lors de l'été 1947, et de corps d'êtres récupérés. Ses révélations sont publiées pour la 1ère fois mi-1991 dans UFO Crash at Roswell de Randle et Schmitt.
Dennis dépose la déclaration sous serment suivante :
Mon nom est Glenn Dennis
En juillet 1947, j'étais entrepreneur de pompes funèbres, travaille pour la Maison Funèbre Ballard à Roswell, qui avait un contrat pour fournir des services mortuaires au Terrain Aérien de l'Armée de Roswell. Un après-midi, autour de 13:15 ou 13:30, j'ai reçu un appel de l'officier mortuaire de la base qui me demanda quel était le plus petit cercueil fermé hermétiquement que j'avais en stock. Il dit, "Nous avons besoin de savoir çà au cas où quelque chose arrive dans le futur." Il demanda combien de temps cela prendrait d'en avoir un, et je lui assurais que je pourrais lui en avoir un le jour suivant. Il dit qu'il rappellerait s'ils en avaient besoin.
45 minutes à 1 heure plus tard environ, il rappela et me demanda de décrire la préparation de corps qui étaient restés dehors dans le désert pendant une période de temps. Avant que je puisse répondre, il dit qu'il voulait spécifiquement savoir quel effet les procédures de préparation auraient sur la composition chimique du corps, le sang et les tissus.Je lui expliquais que nos composés chimiques étaient principalement des solutions fortes de formol et d'eau, et que la procédure altèrerait probablement la composition chimique du corps. J'offris de venir à la base pour aider à tout problème qu'ils puissent avoir, mais il réitéra que l'information était pour un usage futur. Je suggérais que s'il avait une telle situation je m'efforcerais de geler le corps dans de la glace pour stockage et transport.
Approximativement 1 h ou 1 h 15 plus tard, je reçus un appel pour transporter un homme en service qui avait une éraflure à la tête et peut-être un nez fracturé. Je lui donnais les premiers soins et le conduisis jusqu'à la base. J'arrivais là-bas vers 17:00.
Bien que je fus un civil, j'avais habituellement un accès libre sur la base parce qu'ils me connaissaient. Je conduisis l'ambulance alentour vers l'arrière de l'infirmerie de la base et la garais à côté d'une autre ambulance. La porte était ouverte et à l'intérieur je vis des débris. Il y avait plusieurs morceaux qui ressemblaient au fond d'un canoe, d'environ 3 pieds de longueur. Cela ressemblait à de l'acier inoxidable avec une teinte pourpre, comme s'il avait été exposé à une haute température. Il y avait des inscriptions à l'apparence étrange sur le matériel ressemblant à des hiéroglyphes égyptiens. Egalement il y avait 2 policiers militaires présents.
J'ai déposé l'aviateur et je suis allé au salon du personnel pour boire un Coca. J'avais eu l'intention de retrouver une infirmière, un 2ème lieutenant, qui avait été commissionnée environ trois mois avant après être sortie de l'université. Elle avait 23 ans alors (j'en avais 22). Je l'ai vue sortir d'une des salles d'examen avec un tissu sur sa bouche. Elle a dit, "mince alors, pars d'ici ou tu va avoir de sacrés ennuis." Elle est partie par une autre porte où un capitaine set tenait. Il m'a demandé qui j'étais et ce que je faisais ici. Je le lui ai dit, et il m'a ordonné de rester là. J'ai dit, "on dirait qu'il y a eu un accident chez vous; voulez-vous que je me tienne prêt?" Il m'a dit de rester exactement là. Alors deux policiers militaires [MPs] sont arrivés et ont commencé à m'escorter hors de l'infirmerie. Ils ont dit qu'ils ont eu des ordres pour me suivre jusqu'en dehors à la maison funè
En 1995 il est interviewé par Karl Pflock pour OMNI Magazine :
OMNI : Comment avez-vous été impliqué pour la 1ère fois dans les événements connus sous le nom d''Incident de Roswell ?
Dennis : J'ai reçu un appel téléphonique de l'officier mortuaire du Terrain Aérien de l'Armée de Roswell le 7 Juillet après déjeûner, vers 13 h 30. Je n'ai aucune idée de qui c'était, mais il demanda si nous avions des cercueils pour bébés, de 3 pieds 6 ou 4 pieds, fermés hermétiquement. Je lui dit que nous avions gardé un 4 pieds. Alors il demanda combien nous en avions en stock. Je lui dit que nous en avions 2. Il demanda combien de temps cela prendrait d'en faire plus. Je lui dit que si nous appelions la Texas Coffin Company à Amarillo d'ici 15 h, nous pourrions les avoir par la Hill Truck Line à 6 h le matin suivant.
OMNI : Vous a-t-il dit combien il en voulait ?
Dennis : Non. J'ai juste dit, "Hey, qu'est-ce qui se passe ?" Et il dit, "Nous avons juste une conférence ici sur le futur. Au cas où quelque chose arriverait, nous pourrions avoir en besoin de beaucoup."
OMNI : L'appel vous a-t-il semblé inhabituel ?
Dennis : Non, je n'y ai pas pensé jusqu'à plus tard. Nous avions ce type de demande tout le temps.
OMNI : Mais alors vous avez reçu un autre appel.
Dennis : Environ 45 mn plus tard le même homme rappella. Il voulait connaître des choses sur le fluide d'embaûmement : de quels éléments chimiques il était composé, que faudrait-il faire sur des corps qui étaient restés dehors à l'air libre. Est-ce que cela changerait le contenu de l'estomac ? Est-ce que cela changerait les tissus, le sang ? Il voulait également connaître nos procédures pour enlever des corps d'un site et pour préparer les corps qui étaient restés dehors dans les éléments et qui pourraient avoir été déchiquetés par des prédateurs.
OMNI : A-t-il dit qu'il avait des corps qui étaient dans ces conditions ?
Dennis : Non, juste que l'information était pour référence future. Il voulait également savoir, s'ils transportaient un corps dans ces conditions et sans embaûmement, comment ils devraient le faire. A cette époque, nous n'avions pas de [hearses] climatisés ou de pathologiste à Roswell. Donc je lui ai dit que j'irais au Crematorium Sunset Creamery ou à Clardy's Dairy et acheterait toute la glace que je pourrais et les mettrait dedans. Je lui dit aussi, que s'il en avaient "un chaud" -- c'est-à-dire, s'il ne savaient pas la cause de la mort -- ils feraient mieux de contacter un pathologiste et de s'assurer de faire ce qu'il leur dirait. Je pense que je leur ai suggéré d'essayer le Hopital Militaire Walter Reed à Washington (DC), parce que je me souvenais de crops de garçons du coin qui étaient mort au service et nous arrivant par là. Je me souviens aussi lui avoir dit très poliment, "Vous nous donnez les spécifications, vous nous dites comment vous voulez que les corps soient préparés, et nous les préparerons selon vos spécifications, pas les nôtres."
OMNI : Qu'est-il arrivé ensuite ?
Dennis : De bonne 45 mn ou 1 h plus tard, nous avons reçu un appel ambulance pour un aviateur blessé sur une moto. Il avait une sale lacération sur le front, et je pense qu'il avait le nez fracturé. Je mis un tourniquet sur son front, le mis sur le siège avant du combiné hearse-ambulance avec moi, et le conduisit à la base. Dans des urgences comme çà, nous allumions le gyrophare rouge à environ 1 bloc de la porte d'entrée, et ils nous laissaient entrer.
OMNI : Après être arrivé sur la base, qu'avez-vous fait ?
La rampe d'accès devant l'hôpital
Dennis : Je suis allé directement à l'infirmerie. Lorsque j'ai tourné dans l'allée, il y avait 3 vielles ambulances du Terrain de l'Armée backed up à un angle à la rampe où je me garais d'habitude, et 2 MPs se tenaient entre elles. Donc j'ai roulé autoir jusqu'à l'extrêmité et me suis garé, et l'aviateur et moi sommes montés le long de la rampe derrière les ambulances.
OMNI : Qu'avez-vous vu alors que vous marchiez le long de la rampe ?
Dennis : Lorsque nous sommes arrivés à la 1ère ambulance, une des portes arrière était ouverte -- et lorsque vous êtes dans le métier, naturellement vous allez regarder. J'ai vu quelque chose là dedans qui ressemblait à un demi-canoë, penché vers le haut cotnre le côté près de la porte ouverte. Il tenait sur son extrêmité, et j'en était très proche. Il faisait environ 3, 3 1/2, peut-être 4 pieds de haut. Tout autour de la base de ce truc, partout sur le plancher, il y avait beaucoup de débris. Tout était acéré, autant que je peux m'en souvenir, c'était comme des vitres brisées. Certains des morceaux et le "canoë" avaient un air d'acier inoxydable placé à haute chaleur. Il s'ombrageait de très brillant à rose, à rouge, à marron, puis noir.
OMNI : Y avait-il des inscriptions ?
Dennis : Je me souviens d'inscriptions sur la chose en forme de canoë, atour du bord extérieur, le long de la courbe, et en bas d'un côté. Elles faisaient 4 pouces de haut environ, plus sombres que le fond, et étaient clairement placées là délibérément.
OMNI : Vous avez dit que les symboles vous avaient rappelé les hiéroglyphes égyptiens.
Dennis : Lorsque j'étais à l'école mortuaire, nous avions étudié la momification et les pratiques d'enterrement et coûtumes égyptiennes. Les corps qu'ils ramassaient dans les rues arrivaient sur une barge funéraire, qui était poussée vers le mer et embrasée. Il y avait toujours une décoration sur le côté de la barge, un cygne blanc ou une panthère. Après que j'ai eu un moment pour y penser, je réalisais que ce que j'avais vu ressemblait aux décorations qu'ils mettaient autour des cous de ces figures animales.
OMNI : Avez-vous vu autre chose dans les autres ambulances ?
Dennis : J'ai vu le même type de débris dans la 2nde. Les portes étaient fermées sur la 3ème ambulance, et donc je n'ai pas pu voir ce qu'il y avait à l'intérieur.
OMNI : Est-ce que le soldat blessé a vu le matériel, aussi, et est que les MPs ont fait quelque chose concernant votre [snooping] ?
Dennis : Les MPs ne m'ont même pas regardé, autant que je sache. Ils pourraient bien même être partis à ce moment. Ce n'était pas comme s'il le gardaient. L'aviateur a vu les débris, aussi, mais il était plus préoccupé par ses blessures. Je l'ai suivi dans l'infirmerie.
OMNI : N'avez-vous pas eu à signer son entrée, faire quelque paperasserie pour être payé ?
Dennis : Pour être payé, vous deviez obtenir un voucher signé par quelqu'un qui se trouvait au bureau d'accueil, mais ils l'emenèrent, et je n'eu jamais son nom en bas ou quoi que ce soit de signé. Ce n'était pas grave parce que le travail d'ambulance business était tellement mineur, plus un genre de bonne volonté qu'autre chose.
OMNI : Après qu'il ait été emené au loin, qu'avez-vous fait ?
Dennis : J'ai commencé à descendre le hall vers la zone de détente pour prendre un Coke. Il y avait beaucoup de commotion, beaucoup d'officiers -- 2 ou 3 d'entre eux des femmes -- virevoltant en haut et en bas dans le hall, mais je ne connaissais aucun d'entre eux. Il y avait un officier, un capitaine -- Je me souviens avoir vu ses barres -- se penchant à côté d'une vers une porte ouverte. Je pensais qu'il parlait à quelqu'un à travers la porte. J'arrivais jusqu'à lui et demandait, "Monsieur ?" Il se retourna, et je dis, "On dirait que nous avons un crash d'avion. Est-ce que je dois m'en retourner et me préparer pour çà ? "
OMNI : Le capitaine n'était pas quelqu'un que vous connaissiez.
Dennis : Je ne l'avais jamais vu avant. Il me regarda et dit, "Qui diable êtes-vous ?" Je me souviens bien de çà. C'était un vrai [snotty]. Je lui ai dit que je venais de la maison funèbre, que nous avions un contrat avec la base, et dit à nouveau "on dirait que vous avez un crash." Il dit, "Ne bougez pas d'ici, ne faites pas un pas," puis s'éloigna. Après quelques minutes il revint avec 2 MPs, qui m'étaient étrangers. Il leur dit, "Emenez cet homme hors de la base. Il est hors des limites. Vous le ramenez en ville, assurez-vous qu'il retourne là-bas." Et donc ils se mirent à à me racompagner le long du hall.
OMNI : Vous ont-ils physiquement molesté comme cela a été rapporté ?
Dennis : Oh, non. ils ne me bousculaient pas ou quoi que ce soit. Ils étaient très gentils. Mais alors que nous n'avions fait que quelques pas une voix dit, "Ramenez ce fils de pute ici." Nous firent demi-tour et il y avait ce grand capitaine roux, d'environ 6' 3 ou 4 avec une coupe militaire vraiment très courte et les yeux les plus inexpressifs que j'aie jamais vus, comme le diable lui-même me regardant. Il avait avec lui un sergent noir qui tenait un planche de notes.
OMNI : D'où venaient-ils ?
Dennis : Quelqu'un était parti et les avait amenés, je suppose. Quoi qu'il en soit, le capitaine arriva vers moi et pointa un doigt son ma poitrine et dit, "Ecoutez, monsieur, vous n'allez pas à Roswell commencer un lot de rumeurs qu'il y aurait eu un crash. Rien n'est arrivé ici, vous comprenez ?" Et il continuait à me pointer. Bien sûr, je commençai à être un peu en colère. Je dit, "Je suis un civil et vous ne pouvez pas me faire ce que vous voulez. Vous pouvez aller au diable !" C'est là qu'il me [jabbed] à nouveau et dit, "Quelqu'un ramassera vos os dans le sable." Puis le sergent dit, "Monsieur, il ferait mieux de la nourriture pour chiens." Alors j'ai [popped off at him], aussi. Puis le capitaine dit, "Emenez le fils de pute hors d'ici," et les MPs se mirent à me ramener à travers le hall à nouveau. C'est là que j'ai vu l'infirmière.
OMNI : C'était votre amie, une infirmière de l'Armée affectée à l'infirmerie de la base ?
Dennis : Oui. Elle sortait d'une salle de fournitures à notre gauche, juste devant nous, et il y avait 2 hommes qui arrivaient derrière elle. Elle avait une serviette sur son visage. Elle regarda en l'air et me vit, et elle s'exclama, "Glenn ! Sort de là aussi vite que tu peux !" Elle sanglottait, cherchant de l'air, et elle partit à travers le hall, à travers une autre porte. Les 2 hommes la suivirent. Ils cherchaient de l'air aussi, et avaient l'air d'être prêts à vomir.
OMNI : Avez-vous senti ou vu quelque chose qui pourrait les avoir rendus malade ?
Dennis : Je ne me souviens pas avoir senti ou vu quelque chose d'étrange. Lorsque les MPs sont sortis avec moi, 1 d'entre eux se retourna et dit : "Qu'est-ce que c'est que tout çà ?" Nous rentrèrent jusqu'à la maison funèbre, et ils m'avertirent de rester loin de la base pour le restant de la journée.
OMNI : Qu'avez-vous fait alors ?
Dennis : J'ai décroché le téléphone et essayé de rappeler l'infirmerie et les quartiers des infirmières pour trouver ce qui se passait, mais je n'ai pas pu l'avoir. Personne ne répondait.
OMNI : Lorsque vous êtes rentré chez vous, avez-vous parlé de quoi que ce soit à votre femme à ce sujet ?
Dennis : Non, je n'en ai parlé à personne, jusqu'à ce que mon père ne me laisse pas le choix. Laissez-moi vous dire quelque chose. Je n'ai jamais mélangé ma famille ou mon foyer avec les affaires funéraires. Je n'ai jamais discuté d'un corps, de funérailles, de noms ou quoi que ce soit. Lorsque je quittai la maison funéraire, j'avais une vie différente. Mais le matin suivant, vers 6 h, le sheriff George Wilcox, un bon ami de mon père, arriva à la maison de ma famille avec 1 de ses adjoints. George dit qu'il pensait que j'avais de gros problèmes à la base. Il dit "Vous dites à Glenn, s'il sait quelque chose, de garder sa bouche fermée. Ils veulent les noms de tous vos enfants, ils veulent savoir où ils sont nés, et ils veulent savoir où ils sont maintenant." Papa dit que George était vraiment secoué, un panier d'oeufs. Mon père pris sa voiture et arriva à notre maison à côté de la maison funéraire aussi vite qu'il put. Il enfonça presque notre porte en y frappant et me fit sauter du lit. Ce n'était pas beaucoup après 6 h 00. Je me levais et Papa et moi sortirent dehors et je finit par lui dire ce qui était arrivé, juste comme ça s'était passé. Au début il dit que notre gouvernement ne ferait pas une chose pareille. Puis il commença à y réfléchir. Il dit que je ne lui aurait jamais menti -- sauf 2 fois quand j'étais enfant, et il était prêt à me tuer -- donc ce devait être vrai. Alors il devint très en colère. Mais il dit qu'il n'en parlerait pas parce qu'il ne voulait pas que je sois tué.
OMNI : Avez-vous continué à essayer de contacter l'infirmière ?
Dennis : J'ai appelé là-bas et ait finalement eu la communication, mais je ne l'ai pas eu elle. Ils dirent qu'elle n'était pas en service. Plus tard ce matin-là elle m'appela, vers 10 h 30 ou quelque chose comme çà. Elle dit qu'elle savait que j'avais essayé de la joindre, mais qu'elle avait été très malade. Puis elle dit : "Mais j'ai à te parler." Elle pleurait.
OMNI : Pourquoi pensez-vous qu'elle est venue vers vous au lieu de quelqu'un d'autre ?